Comment être sure qu'après la naissance, la vie, et la mort, il y a un autre monde. C'est vrai, on parle toujours de patients sortant du coma et qui racontent leurs épreuves parcourues pour revenir parmi nous. « Pendant mon coma j'ai vu une lumière blanche au bout d'un tunnel ». Un tunnel ? Une lumière blanche ? Ce ne sont que des mots qui signifient un sens particulier. Mais comment être sure de ce que l'on dit ? Mon ami Richard et moi, tous deux chercheurs dans le paranormal, avons trouvé le moyen de démontrer si le coma était, oui ou non, un passage pour l'au de là et si on voyait, oui ou non, un tunnel avec au bout une lumière blanche. Nous avons, il y a de cela quelque temps déjà, réussi à implanter une puce de plusieurs micromètres, chez une patiente comateuse, au niveau du lobe frontal. Celui ci est le siège des fonctions les plus élaborées : pensée, synthèse, créativité. Au fil des heures, des mois, cette puce enregistrait tout dans le disque dure de notre ordinateur au laboratoire.
Notre quartier se situe à Bridgeton, au sud du New Jersey, c'est ici que nous pratiquons plusieurs expériences de type paranormal, « Si maintenant vous pensez qu'aller sur les traces de l'au de là est absurde... ! ». Un soir, alors que le centre était déjà fermé, Richard et moi avons décidé de voir enfin les enregistrements de la puce. Un clic de souris par-ci un clic de souris par-là et les images défilaient. Nous fûmes d'abord frappés de voir de la brume, rien que de la brume. Mais près avoir redoublé d'efforts et avoir été plus attentif à ces brumes, nous remarquions que c'était des images en mouvement ayant perdu leurs contours et leurs couleurs. Nous avons passé des heures et des heures à les reformater sans aucun résultat.
« Bah ! Laisse, on réessayera demain. Ok ? Pour l'instant allons dormir. »
2h30, il se faisait tard. On ne pouvait plus sortir. Nous sommes donc allés nous coucher au second étage. Il y était installé des lits de camp pour les laborantins, lors des relais quand une expérience devait durée toute une soirée. Bien que j'étais fatigué, ces images, ces efforts en vains, me tracassaient l'esprit, et j'ai passé une mauvaise nuit. Aucune possibilité de dormir, surtout avec Richard qui ronflait assez fort. Je repensais à ces formes étranges. Sans faire de bruis, je descendais seul, laissant mon ami dormir tranquillement. 5h, bientôt le matin est toujours ces formes confuses et floues. Alors pour m'occuper, je remettais mes rapports à jour. Par chance j'ai réussi, à faire tomber un de mes fichiers qui m'avait glissé des mains. Elle était la pièce maîtresse d'un domino géant. Elle a fait tomber une autre pille de dossier, rangeait dans l'ordre, qui en avait percuté d'autre, et ainsi de suite, qui s'était déroulé à travers tout le laboratoire s'arrêtant devant l'ordinateur contenant les enregistrements de la puce. Ce qui n'avait pas empêché de faire tomber la maquette de l'ADN qui se tenait au-dessus du clavier. Affolé, j'allais voir si ces petites billes n'avaient pas déréglé l'ordinateur. A ma grande surprise, ces petites billes nous avaient permit de reformater les images qui nous paraissaient inconnue.
On voyait des paysages, des gens qui était vu d'une petite fille. On voyait ce que la personne avait vu auparavant. En fait, c'était ses souvenirs d'enfance. Les plus simples, comme les plus intimes. Les plus tragiques, comme les plus banals. Je me dépêchais d'aller réveiller mon collègue avec une bonne tasse de café. Ensuite je lui montrais les résultats. Il restait silencieux pendant le déroulement de cette découverte. Il était étonné, et déçu. Nous avions réussi à répondre à une question. Mais pas à celle que Richard aurait aimer découvrire.
«- pourquoi ne dis-tu rien ? T'es déçu ?
-Oui et non. N'y a-t-il donc rien après ça ?
-Qu'est ce que tu veux qu'il y est ?
-Et moi qui croyais tant avoir réussi à percer le mystère de ce qu'est l'au de là ?
-C'est, peut être, des choses qu'il est impossible de découvrire.
-Tous ces efforts gaspillés pour rien. »
Richard m'avait stupéfé. Et moi qui le croyais plus curieux! Il restait sur cette « échec » d'après lui, alors que moi, je forgeais mon hypothèse : « Le coma est une sorte de sommeil léthargique, qui nous permet de remémorer tous les vieux souvenirs, que nous oublions au réveille ; Mais si on s'éloigne de la vie, on perd toutes les facultés à mémoriser les dernières traces vers l'au de là. »
THE END...
Ecrit et réalisé par Mylène Pappaléporé.